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L’UE prépare des sanctions contre des camps et des responsables en Russie, en Crimée et en RPDC

L’Union européenne prépare un nouveau paquet de sanctions, qui pourrait inclure des camps pour enfants en Russie, en Crimée et en Corée du Nord, ainsi que des responsables chargés de l’éducation dans les territoires de l’Ukraine occupés par l’armée russe. L’adoption des restrictions est prévue en octobre, et le projet mentionne 1600 personnes physiques et morales.
L’Union européenne prépare un nouveau paquet de sanctions, qui pourrait inclure des camps pour enfants en Russie, en Crimée et en Corée du Nord, ainsi que des responsables chargés de l’éducation dans les territoires de l’Ukraine occupés par l’armée russe. C’est ce qu’a indiqué le chroniqueur européen de Radio Svoboda, Rikard Jozwiak ; selon lui, la rédaction dispose d’une copie du projet, et l’adoption des restrictions est prévue en octobre.
Le projet mentionne séparément le centre de santé pour enfants « Radouga » de l’Administration des affaires du président de la Russie en Crimée. Selon l’UE, il accueille des enfants ukrainiens provenant de territoires non contrôlés par Kiev, et le programme comprend le lever quotidien du drapeau russe, des cours d’histoire russe, des compétitions militaro-sportives et des excursions à thème militaire.
La liste cite également le Centre national pour enfants « Océan » à Vladivostok, les camps « Romachka » et « Sputnik » dans la région de Rostov, « Soleil du rivage » au Daghestan, « Vita » et « Signal » dans le kraï de Krasnodar, ainsi que d’autres centres pour enfants et éducatifs en Russie et en Crimée. L’UE les considère comme faisant partie d’une politique d’assimilation et d’endoctrinement idéologique des enfants ukrainiens.
Le projet inclut également le camp international « Sondovon » à Wonsan, en Corée du Nord. Le document le décrit comme une institution d’État qui accueille des enfants ukrainiens provenant de territoires annexés ; officiellement, les voyages sont présentés comme un échange culturel, mais, selon l’UE, on y diffuse de la propagande pro-russe et on implique les enfants dans des activités comportant des éléments de préparation paramilitaire.
Le chef du Tatarstan, Roustam Minnikhanov, pourrait être visé par les restrictions ; dans le document, il est présenté comme l’un des dirigeants régionaux russes de haut rang impliqués dans le transfert forcé d’enfants ukrainiens vers la Russie. Les auteurs du projet signalent séparément l’hébergement d’enfants dans le camp « Miras » au Tatarstan, et parmi les autres responsables mentionnés figurent le ministre de l’Éducation de la région de Zaporijjia, Alexandre Kalyaguine, le ministre de l’Éducation et des Sciences par intérim de la soi-disant « RPD », Oleg Trofimov, la vice-ministre de l’Éducation de Crimée, Svetlana Bespalova, et le vice-chef de l’administration russe de Yalta, Renard Koutkovski.
Au total, Bruxelles prépare des sanctions contre 1600 personnes physiques et morales. Le précédent, 21e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie a été approuvé le 23 juillet ; 170 organisations et 48 personnes physiques ont été visées, ainsi que des banques et des entreprises russes des secteurs de l’énergie et de la défense, et les mesures ont également été étendues à des entreprises de pays tiers qui, selon l’UE, aident Moscou à contourner les restrictions. Moscou considère les sanctions comme illégales et affirme qu’elles n’aideront pas au règlement du conflit militaire entre la Russie et l’Ukraine.

