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FT: Poutine avait prévu une rencontre avec le chef de la CIA Ratcliffe à Moscou, mais le Kremlin l’a nié

Le Financial Times a rapporté que Vladimir Poutine avait prévu de rencontrer le chef de la CIA John Ratcliffe lors de son voyage à Moscou fin août, mais la rencontre n’a pas eu lieu. Le Kremlin l’a nié : le porte-parole du président Dmitri Peskov a déclaré au FT qu’une telle rencontre n’était pas prévue.

Deux sources ont fait état des projets de rencontre au FT. Selon elles, Vladimir Poutine y a renoncé après que John Ratcliffe, lors d’une conversation avec des représentants du renseignement russe, a porté un jugement pessimiste sur la situation de la Russie sur le front.

Une source d’«  Agence  » avait auparavant indiqué que Ratcliffe était venu à Moscou avec un appel adressé aux dirigeants russes pour qu’ils s’entendent au plus vite sur la fin de la guerre en Ukraine. Selon cette version, le directeur de la CIA partait du principe que la situation militaire et économique de la Russie se détériorait et qu’il valait mieux pour Moscou conclure un accord maintenant que d’attendre un affaiblissement supplémentaire.

Après les discussions de Ratcliffe avec les responsables des services spéciaux russes, le contenu de l’échange a été transmis à Poutine, et après cela le Kremlin a renoncé à une rencontre en personne entre le président et le directeur de la CIA, a affirmé l’interlocuteur d’«  Agence  ». Le conseiller du président russe Iouri Ouchakov a déclaré publiquement ne pas disposer de données sur des projets d’une telle rencontre, précisant qu’il faisait cette déclaration sur la base des informations dont il disposait.

Le FT écrit que le rôle de Ratcliffe dans les efforts des États-Unis pour parvenir à la paix en Ukraine va s’accroître. Des responsables américains cités par le journal ont expliqué à leurs homologues européens qu’à Washington, on avait commencé à envisager un changement de l’équipe de négociation après l’échec des efforts visant à mettre fin à la guerre fin février, et en Europe, ces changements ont été accueillis avec satisfaction.

Selon les interlocuteurs du FT, une rivalité est née entre Ratcliffe et Steve Witkoff au sujet de savoir qui dirige quoi. En Ukraine, selon le journal, on estimait que Witkoff n’avait pas fait assez pour faire pression sur Poutine, et en Russie, on le tenait en partie pour responsable de l’échec du sommet en Alaska ; la visite de Witkoff et Jared Kushner à Moscou et à Kiev début septembre était en partie une tentative de conserver le dossier du règlement ukrainien. Par ailleurs, Kushner, écrit le FT, a dit à des amis qu’il espérait cesser de travailler sur le dossier ukrainien et qu’il préférerait se concentrer sur le Moyen-Orient.

Plus tôt, le New York Times écrivait que l’un des objectifs du voyage de Ratcliffe à Moscou était de faire parvenir aux dirigeants russes un message plus ferme et plus convaincant que celui transmis par les canaux diplomatiques ordinaires. Le FT ajoute que Ratcliffe n’en était pas à sa première mission non publique en tant qu’émissaire de Trump : en janvier, il s’est rendu au Venezuela, et en mai à Cuba.

Sources

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