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Nausėda ne considère pas comme probable une attaque conventionnelle de la Russie contre l’OTAN
Brouillon privé
Le président lituanien Gitanas Nausėda a déclaré dans une interview à WELT qu’il ne considère pas actuellement comme probable une attaque conventionnelle russe contre le territoire de l’OTAN, mais qu’il s’attend à la poursuite des provocations de Vladimir Poutine. Selon lui, Moscou teste la capacité de l’alliance à répondre à des attaques hybrides et n’est pas prête pour des opérations à grande échelle.
POLITICO Europe reprend l’interview du président lituanien Gitanas Nausėda accordée au média allemand WELT.
Nausėda a déclaré qu’il ne considère pas pour l’instant comme probable une attaque conventionnelle russe contre le territoire de l’OTAN. Selon lui, la Russie n’est actuellement pas prête pour des opérations à grande échelle, car ses ressources sont mobilisées sur le champ de bataille ukrainien, et Moscou n’y obtient pas de succès.
Dans le même temps, il a affirmé que Vladimir Poutine « nous teste » et s’approche de l’article 5 de l’OTAN — l’engagement de défense collective. Le président lituanien estime que la Russie veut voir comment l’alliance réagit aux attaques hybrides, parmi lesquelles peuvent figurer des incursions de drones, des cyberattaques et des incendies criminels.
Selon lui, cette guerre hybride se poursuivra non seulement sur le flanc oriental de l’OTAN, mais aussi en Allemagne, au Danemark et dans d’autres pays. Nausėda, économiste qui dirige la Lituanie depuis 2019, ne voit pas non plus à Moscou de réelle volonté de négocier la fin de la guerre contre l’Ukraine avant le printemps prochain.
Il a déclaré qu’en hiver la Russie accentuera la pression sur l’Ukraine par des frappes contre les villes. « Les Russes ne feront que prétendre négocier », a-t-il ajouté, n’attendant pas de telles négociations avant 2027. Selon son estimation, si l’Ukraine survit à cet hiver, les chances de négociations sérieuses s’amélioreront en 2027.
