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Les ambassadeurs de l’UE ont approuvé la prolongation des sanctions contre environ 3 000 personnes et organisations pour trois ans
Brouillon privé
Les ambassadeurs des pays de l’UE ont approuvé la prolongation des sanctions contre environ 3 000 personnes et organisations liées à l’agression russe contre l’Ukraine, et ce pour trois ans d’un coup au lieu des six mois habituels. Les hommes d’affaires russes Alisher Ousmanov et Mikhaïl Fridman doivent en même temps être retirés de la liste des sanctions.
Radio Svoboda a indiqué que les ambassadeurs des pays de l’UE se sont mis d’accord sur la prolongation des sanctions à l’encontre d’environ 3 000 personnes et organisations liées à l’agression russe contre l’Ukraine ; il s’agit notamment des sanctions contre Vladimir Poutine.
Les mesures ne doivent pas être prolongées de six mois, comme d’habitude, mais directement de trois ans. Aucune annonce officielle de prolongation des sanctions n’a encore été faite, mais il est attendu qu’une procédure dite écrite soit menée dès ce soir, et si aucun pays ne s’y oppose dans un avenir proche, la décision entrera en vigueur.
Si les ambassadeurs n’étaient pas parvenus à un accord, les sanctions auraient expiré à minuit le 22 septembre ; la semaine dernière, leur durée avait déjà été prolongée de sept jours. Selon le compromis, les hommes d’affaires russes Alisher Ousmanov et Mikhaïl Fridman doivent être retirés de la liste des sanctions.
La France et la Slovaquie ont plaidé pour l’exclusion d’Ousmanov, et la Slovaquie s’est également prononcée en faveur de la levée des sanctions contre Fridman. Paris a refusé d’expliquer ses motifs et a invoqué « un problème concret de sécurité nationale » ; le Financial Times a écrit que l’assouplissement des restrictions concernant Ousmanov pourrait faire partie d’un accord avec l’Azerbaïdjan après l’arrestation de deux citoyens français, mais Bakou le nie officiellement.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, s’est opposé à la levée des sanctions contre Ousmanov et Fridman, affirmant que rien n’avait changé depuis leur adoption et qu’une telle mesure enverrait un mauvais signal à Moscou. Ousmanov et Fridman ont été inscrits sur les listes de sanctions en tant que grands entrepreneurs proches de Vladimir Poutine et impliqués dans le financement de la guerre contre l’Ukraine ; tous deux contestent les sanctions en justice.

