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Sondage : faible notoriété d’Ursula von der Leyen en Allemagne, en France et en Espagne

Un sondage a montré qu’en Allemagne, en France et en Espagne, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, est souvent soit évaluée négativement, soit totalement inconnue. Les résultats de l’étude sont parus quelques heures avant son discours annuel sur l’état de l’Union européenne.

Selon POLITICO, un sondage de Public First a montré qu’en Allemagne, en France et en Espagne, Ursula von der Leyen suscite le plus souvent soit une opinion négative, soit une absence totale de notoriété. L’article est paru quelques heures avant son discours annuel sur l’état de l’Union européenne.

En Allemagne, 45 % des personnes interrogées ont déclaré que la présidente de la Commission européenne faisait du mauvais travail, ce qui constitue le niveau d’insatisfaction le plus élevé parmi les trois pays. En Allemagne et en Espagne, environ un cinquième des répondants ont évalué son travail positivement, tandis qu’en France, 12 % ont donné cette réponse.

Près d’un tiers des participants au sondage en France et en Espagne ont qualifié son travail de mauvais. Parmi les sympathisants allemands de l’«  Alternative pour l’Allemagne  », plus de la moitié ont déclaré qu’elle travaillait «  très mal  ».

En France, plus d’une personne interrogée sur cinq ne savait pas qui était von der Leyen ; en Espagne, 10 % ont donné cette réponse, et en Allemagne — 5 %. Dans ces deux pays, plus souvent qu’en Allemagne, les répondants ont dit non pas que son travail était mauvais ou bon, mais qu’ils n’avaient pas d’avis ou n’avaient jamais entendu parler d’elle.

Le sondage a été mené du 13 au 15 septembre auprès de plus de 2 000 adultes dans chacun des pays — la France, l’Allemagne et l’Espagne. Les réponses ont été pondérées selon l’âge, le sexe, la région et le niveau d’éducation, et, en France, aussi selon le vote aux élections de 2024 ; la marge d’erreur était de ±2,2 points pour l’Allemagne et l’Espagne et de ±2,1 points pour la France.

Le responsable des sondages de Public First, Seb Wright, a déclaré que von der Leyen est confrontée au même sentiment antipolitique qui a déjà écarté des responsables en exercice à travers l’Europe, et qu’elle devra convaincre les Européens que l’agenda de l’UE répond à leurs inquiétudes concernant le coût de la vie. Selon l’étude, seul environ un répondant sur dix dans les trois pays comptait suivre le discours de près, environ un sur trois seulement un peu, et en Espagne comme en France, plus de la moitié ne comptaient pas suivre l’intervention ou n’en avaient même jamais entendu parler.

POLITICO a également noté que ces chiffres surestiment probablement encore l’intérêt réel : une partie des répondants a déclaré qu’elle suivrait la fictive «  European Convention of Authority  ».

Sources

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