MOST médias

une coopérative d’éditeurs indépendants

Nous soutenir

Avant les élections en Suède, les sondages placent les « Démocrates de Suède » en deuxième position

Brouillon privé

Le 13 septembre, des élections parlementaires, régionales et municipales se tiendront simultanément en Suède. Selon les sondages, le parti d’extrême droite «  Démocrates de Suède  » (SD) arrive en deuxième position avec 19,5 %, et la coalition de centre droit au pouvoir a promis de l’intégrer à son bloc afin d’assurer un second mandat à Ulf Kristersson.

À la suite des élections de 2022, le Parti modéré de coalition (M), les Démocrates-chrétiens (KD) et le Parti libéral (L) sont entrés au gouvernement, mais ensemble ils n’ont obtenu que 103 des 349 sièges du Riksdag, alors que 175 étaient nécessaires. Pour cette raison, le cabinet a opté pour une coopération partielle avec les «  Démocrates de Suède  », en entérinant les accords dans l’Accord de Tidö.

Dans ce schéma, SD est resté en dehors du cabinet, mais en échange de son soutien au gouvernement, le parti a obtenu une influence notable sur le processus législatif en tant que «  parti partenaire  ». C’est précisément ce format de coopération qui pourrait désormais être élargi jusqu’à une participation de l’extrême droite au gouvernement.

Selon les sondages, le Parti social-démocrate (S) de Magdalena Andersson, dans l’opposition, est en tête avec 28,5 %. Mais les chances que les sociaux-démocrates et leurs partenaires obtiennent une majorité garantie au Riksdag restent pour l’instant incertaines.

Dans le dernier sondage Novus, les partis de centre gauche, qui comprennent, outre les sociaux-démocrates, les «  Verts  » (MP), le Parti de gauche (V) et les centristes, obtiennent 50,7 % contre 48,1 % pour le bloc de droite. Dans le même temps, les centristes refusent de coopérer avec la gauche : le 9 septembre, leur dirigeante Elisabeth Thand Ringqvist a déclaré dans une interview à SVT que la participation du Parti de gauche au gouvernement était exclue.

Ringqvist a qualifié d’option plus raisonnable l’intégration des «  Démocrates-chrétiens  », qu’elle considère comme un parti «  jouable  ». Mais les KD ne sont pas prêts à quitter le camp de Kristersson : le 2 septembre, leur dirigeante Ebba Busch a déclaré qu’elle ne soutiendrait pas un gouvernement social-démocrate, à moins que de nouvelles élections n’aient lieu.

Sur l’autre flanc, la coalition au pouvoir dit ouvertement être prête à porter la coopération avec SD à un nouveau niveau. Kristersson a confirmé dans une interview à Reuters à la veille des élections la ligne visant à créer un gouvernement majoritaire commun et a promis d’accorder des postes ministériels aux «  Démocrates de Suède  ».

Sources

Cet article est disponible dans les langues suivantes:

Закажи IT-проект, поддержи независимое медиа

Часть дохода от каждого заказа идёт на развитие МОСТ Медиа

Заказать проект
Link