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Des scientifiques ont montré une méthode pour contrôler le VIH sans prise permanente de médicaments

Brouillon privé

Des scientifiques américains ont montré une méthode pour rééduquer le système immunitaire afin qu’il supprime lui-même le VIH sans prise permanente de médicaments antirétroviraux. Il ne s’agit pas encore d’une guérison, mais seulement du contrôle du virus ; à terme, une telle approche pourrait conduire à une thérapie qu’il suffirait d’administrer une seule fois.

À ce sujet, The Bell écrit en citant Bloomberg. La publication indique que les chercheurs ont montré une méthode grâce à laquelle le système immunitaire peut contenir le VIH de manière autonome.

Les auteurs du texte soulignent qu’il n’est pas question de guérison : pour l’instant, les scientifiques parlent seulement du contrôle du virus. En même temps, ces résultats pourraient servir de base à une thérapie qui, à l’avenir, ne devrait être réalisée qu’une seule fois dans la vie.

Le premier groupe, depuis 2020, a administré à 10 patients une combinaison de vaccin thérapeutique et d’anticorps créés en laboratoire. Après l’arrêt des médicaments standard, sept participants ont pu contrôler le VIH pendant plusieurs mois, et l’un d’eux pendant 18 mois.

Dans le deuxième travail, les chercheurs ont prélevé les propres cellules T de 9 personnes, les ont reprogrammées génétiquement puis les ont réintroduites dans l’organisme. Deux participants ont maintenu le virus sous contrôle pendant longtemps, et l’un d’eux pendant plus de deux ans.

La troisième équipe a vacciné pendant 14 ans des singes avec une série de vaccins, en modifiant pas à pas leur réponse immunitaire. En conséquence, les sujets ont développé des anticorps largement neutralisants contre le VIH.

Par ailleurs, les scientifiques continuent d’étudier le cas du soi-disant «  patient de Berlin  » Timothy Ray Brown : en 2007–2008, pour traiter un cancer du sang, on a détruit son propre système immunitaire et hématopoïétique et on l’a remplacé par des cellules souches d’un donneur. Le donneur possédait une mutation rare qui empêche le VIH de se fixer à la cellule immunitaire, et le virus a complètement disparu de l’organisme de Brown.

Une telle procédure reste extrêmement dangereuse et n’a de sens que pour sauver un patient atteint de leucémie ; dans les autres cas, les médecins jugent plus raisonnable de poursuivre la thérapie antirétrovirale. Les travaux ultérieurs sur des approches similaires se heurtent au financement : aux États-Unis, les dépenses consacrées aux recherches médicales prometteuses sont réduites, et le sort de la plupart des programmes devra être tranché en 2027.

Sources

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