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En Iran, les organismes publics ont été autorisés à utiliser les réseaux sociaux étrangers pour les communications officielles

Brouillon privé

En Iran, l’interdiction faite aux organismes publics d’utiliser des messageries et des réseaux sociaux étrangers pour les communications officielles a été levée. En revanche, les restrictions pour les utilisateurs ordinaires sont maintenues.

La décision a été prise lors d’une réunion du comité spécial chargé de la régulation de l’espace Internet, rapporte l’agence iranienne ISNA. Elle a été annoncée par Abbas Pazouki, adjoint aux communications et à l’information du cabinet du premier vice-président de l’Iran, qui a déclaré que l’interdiction avait été levée à l’unanimité.

Pazouki a qualifié l’ancienne politique d’«  étrange auto-isolement  ». Il a expliqué que les jeunes et les médias utilisaient de toute façon les plateformes internationales et y lisaient les nouvelles, tandis que les organismes publics ne pouvaient pas publier d’informations sur ces mêmes plateformes. «  En fait, nous avons nous-mêmes laissé le champ libre aux rumeurs et aux opérations psychologiques des médias étrangers, et nous en avons beaucoup souffert  », a-t-il écrit.

La décision a suscité des critiques, car l’utilisation des plateformes étrangères a été autorisée aux organismes publics, mais les restrictions pour les autres habitants du pays n’ont pas été levées. Le chef de la commission des technologies de l’information et des communications de la Chambre de commerce d’Iran, Ali Masoudi, a qualifié cela de «  contradiction et de double standard  ». Il a déclaré que les blocages avaient de toute façon presque perdu leur sens d’origine, car les Iraniens utilisent massivement des VPN et d’autres moyens de contourner les restrictions.

Masoudi a ajouté que, lorsque les gens et le secteur privé utilisent déjà les possibilités offertes par les plateformes étrangères, il n’y a aucune raison de ne pas les utiliser aussi pour la diffusion d’informations par les organismes publics. Selon lui, l’utilisation massive des VPN réduit l’efficacité des blocages et peut créer des risques supplémentaires pour la cybersécurité. En même temps, les messages de deux sources iraniennes divergent quant au statut de la décision : Pazouki écrit que l’interdiction a déjà été levée par une décision unanime du comité, tandis que Masoudi dit que la décision a été prise et transmise au président pour approbation.

Sources

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