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La Belgique n’a pas approuvé l’évacuation de 13 étudiants et chercheurs de Gaza

Le gouvernement belge n’a pas réussi à approuver l’évacuation de 13 étudiants et chercheurs de Gaza, qui avaient obtenu des bourses dans des établissements d’enseignement supérieur belges. En raison de l’impasse politique, le groupe ne peut toujours pas quitter la bande de Gaza ni commencer ses études en Belgique.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a retiré la proposition d’évacuer 13 étudiants et chercheurs de Gaza après qu’un des partenaires de la coalition des cinq partis dirigée par le nationaliste flamand Bart De Wever l’a totalement rejetée. Selon la publication, il s’agit du parti « Nouvelle Alliance flamande » (N-VA), qui était prêt à discuter de la question uniquement en échange de concessions sur le retour des condamnés en Afghanistan et sur les centres de retour.
La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, s’oppose à l’entrée de ce groupe sans mesures plus strictes pour garantir le départ des personnes n’ayant pas le droit de rester dans le pays. Elle doit faire une déclaration à ce sujet mercredi au parlement belge.
Parmi ceux qui attendent de partir figure le médecin de 28 ans Ahmed Abujami. Il a obtenu une bourse pour un master d’un an en santé publique à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, en Belgique, et espère acquérir des compétences et de l’expérience pour aider à reconstruire le système de santé dévasté de Gaza.
Salwa Abu Elhaj, 23 ans, diplômée, doit étudier les sciences de la communication à la KU Leuven, à Louvain, en Belgique. Elle vit actuellement sous une tente dans le centre de Gaza avec sa famille, après que leur maison a été détruite et qu’ils ont dû déménager à plusieurs reprises.
Ahmed Alsalibi, 39 ans, professeur d’informatique, a obtenu en mai 2024 une bourse à l’Université libre de Bruxelles (ULB, Belgique). Son visa a déjà été approuvé, mais il ne peut l’obtenir qu’en personne au Caire, en Jordanie ou à Jérusalem, tandis que le groupe ne peut pas quitter la bande de Gaza : les règles belges exigent de déposer les demandes de visa en personne à Jérusalem ou au Caire.
Les recteurs des sept universités concernées ont écrit dans le journal belge De Standaard que ces personnes ne sont pas des migrants illégaux, mais ont été sélectionnées à l’issue d’un concours et ont reçu des bourses couvrant leurs frais de subsistance. Ils ont ajouté que les formations choisies sont nécessaires à Gaza pour la reconstruction, et que les établissements continuent de chercher une solution et maintiennent les salles de cours ouvertes.
Les auteurs de la lettre ont également rappelé que des évacuations similaires d’étudiants et de chercheurs avaient été organisées l’an dernier par l’Italie et le Royaume-Uni. Abujami a déclaré que chaque jour d’attente fait avancer l’année universitaire, tandis que l’avenir du groupe à Gaza est menacé par un risque toujours plus grand.

