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L’Allemagne a commencé à contrôler plus attentivement les visas Schengen des Russes en âge de conscription
Brouillon privé
Le ministère allemand des Affaires étrangères a commencé à examiner avec une attention particulière les demandes de visas Schengen déposées par des Russes en âge de conscription. Le ministère évalue le risque que les demandeurs ne retournent pas en Russie ou dans leur pays de résidence après le voyage et prend ses décisions au cas par cas.
Au ministère des Affaires étrangères de la RFA, on a indiqué que, lors de l’examen de ces demandes, les candidats doivent confirmer des liens personnels, économiques, sociaux ou familiaux avec le pays de séjour. Le nombre exact de refus opposés en 2026 aux Russes en âge de conscription ne peut pas être précisé, car le ministère ne tient pas ce type de statistiques.
Depuis le début de 2026, l’Allemagne a délivré 23,7 mille visas Schengen à des Russes, et en 2025 — environ 31 mille. Au ministère des Affaires étrangères de la RFA, on souligne qu’il s’agit de moins de 5 % de tous les visas délivrés aux Russes par les pays de l’espace Schengen.
Au total, les demandeurs russes ont obtenu en 2025 618,8 mille visas Schengen, dont environ 478 mille étaient liés au tourisme. 68 % de tous les visas délivrés aux Russes l’ont été par la France, l’Italie et l’Espagne.
Le représentant du ministère des Affaires étrangères de la RFA, Martin Giese, avait auparavant déclaré que les voyages touristiques des Russes en Allemagne ne pouvaient pas se poursuivre sous leur forme habituelle tant que la Russie mène une guerre d’agression, et que les autorités souhaitent réduire encore davantage le nombre de visas délivrés. Début juin, des députés du Parlement européen issus du bloc allemand CDU/CSU se sont prononcés en faveur d’une interdiction des visas touristiques pour les Russes.
Début septembre, le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a annoncé un durcissement des règles d’entrée et du contrôle aux frontières pour les citoyens russes après une tentative de sabotage à l’aéroport de Leipzig. Dans la nuit du 5 août, l’attaque visait un avion de transport militaire ukrainien An-124, et le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a déclaré que les autorités allemandes imputaient l’incident à la Russie ; Bild a écrit que les enquêteurs avaient identifié deux suspects — un natif de Russie muni d’un passeport letton et un citoyen biélorusse muni d’un passeport russe.

