Soutenez lauteur !
L’Indonésie a renforcé le contrôle sanitaire à l’entrée après un signalement de peste dans la région d’Irkoutsk
Brouillon privé
L’Indonésie a renforcé le contrôle sanitaire aux points d’entrée du pays après des informations en provenance de Russie faisant état du décès d’une employée de l’Institut sibérien et extrême-oriental de recherche sur la peste d’Irkoutsk et de l’hospitalisation de près de 200 personnes ayant été en contact avec elle. Selon le responsable du ministère indonésien de la Santé, Aji Muhawarman, les contrôles sont effectués dans les aéroports et les ports maritimes, notamment à Bali.
L’agence publique Antara a indiqué que les mesures supplémentaires comprennent le remplissage de déclarations sur l’état de santé, la surveillance des voyageurs pour détecter d’éventuels symptômes, l’évaluation des risques à l’arrivée des navires, ainsi que la surveillance des rongeurs et des puces.
Les voyageurs présentant une forte fièvre, de la toux ou un essoufflement peuvent être orientés vers des hôpitaux spécialisés dans les maladies infectieuses pour y être isolés, surveillés et soignés.
Aji Muhawarman, directeur du bureau de la communication et de l’information publique du ministère indonésien de la Santé, a déclaré qu’aucune notification n’avait été reçue de l’Organisation mondiale de la santé exigeant une vigilance particulière en raison d’une possible transmission de la peste. Selon lui, les autorités indonésiennes suivent l’évolution de la situation et renforcent les mesures de préparation.
Des contrôles sont également menés à Bali, qui, selon l’Association des tour-opérateurs de Russie, reste pour les Russes l’une des principales destinations de vacances en Asie, même si les touristes choisissent de plus en plus des itinéraires combinés en dehors de l’île. Selon l’ATOR, 129 672 touristes russes ont visité Bali au premier semestre, soit 2 % de moins que le record enregistré sur la même période en 2025.
L’Organisation mondiale de la santé a indiqué mardi que les autorités russes avaient retrouvé toutes les personnes ayant été en contact avec l’employée de l’institut de recherche, et qu’aucun symptôme de la maladie ne s’était manifesté chez elles. Christian Lindmeier a toutefois déclaré qu’en Russie, on cherchait à déterminer si la cause du décès était la peste pulmonaire.
Rospotrebnadzor a ensuite déclaré que la situation sanitaire et épidémiologique dans la région d’Irkoutsk, à Irkoutsk et à Chelekhov était stable. L’agence a également indiqué que la commission n’avait détecté aucune situation d’urgence lors du travail avec des micro-organismes pathogènes dans l’institut ni d’agents pathogènes dangereux dans les biomatériaux de l’employée décédée, et Christian Lindmeier a lu à Genève la réponse officielle de la Russie selon laquelle aucun cas de cette maladie dangereuse n’avait été enregistré à Irkoutsk.

