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L’UE a convenu d’exclure Usmanov et Fridman de la liste des sanctions

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Les pays de l’UE ont convenu d’exclure Alisher Usmanov et Mikhaïl Fridman de la liste des sanctions et, dans le même temps, de prolonger de trois ans les restrictions contre les quelque 3 000 autres personnes physiques et morales liées à la Russie. La décision a été prise à l’unanimité après des pressions de la France et du Luxembourg ; la Lettonie s’y est opposée jusqu’au dernier moment.

Les pays de l’UE ont convenu d’exclure Alisher Usmanov et Mikhaïl Fridman de la liste des sanctions et, dans le même temps, de prolonger de trois ans les restrictions contre les quelque 3 000 autres personnes physiques et morales liées à la Russie.

Pour prolonger l’ensemble du paquet de sanctions, l’unanimité de tous les pays du bloc était requise, c’est pourquoi les négociations se sont déroulées dans un contexte de différend entre la France, le Luxembourg et la Lettonie.

Selon Reuters et le Financial Times, la France et le Luxembourg insistaient pour exclure les deux milliardaires, tandis que la Lettonie s’y opposait jusqu’au dernier moment. Un des ambassadeurs de l’UE a qualifié le résultat de «  honte absolue  » et a déclaré que les pays du bloc s’étaient retrouvés face à un choix entre exclure deux milliardaires et faire échouer la prolongation de l’ensemble de la liste.

La France avait auparavant expliqué sa position par des considérations de sécurité nationale. Un représentant du ministère français des Affaires étrangères a déclaré au Washington Post que Paris souhaitait «  réagir positivement aux demandes de nos partenaires internationaux  » au sujet d’Usmanov.

Selon des sources de WaPo, l’exigence de la France était également liée à des tentatives d’obtenir la libération de citoyens français détenus en Azerbaïdjan, et deux diplomates européens ont indiqué au journal que Bakou faisait pression sur Paris dans le dossier Usmanov.

Le Luxembourg cherchait une décision similaire concernant Fridman, qui a déposé contre le pays une demande d’arbitrage de 15,8 milliards de dollars. Le Financial Times écrit qu’une partie des diplomates craint un dangereux précédent, selon lequel les pays de l’UE pourraient utiliser la politique commune de sanctions dans leur propre intérêt et obtenir des concessions en faisant pression sur les gouvernements européens.

Alexandre Kirk, de l’organisation de défense des droits Urgewald, a qualifié cette évolution de «  précédent dangereux  ». Les sanctions contre Usmanov et Fridman ont été imposées après le début de la guerre à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine, et la décision de prolonger les restrictions nécessite toujours l’unanimité de tous les pays de l’UE.

Sources

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