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The Economist : Poutine craint pour sa vie dans un contexte de mécontentement face à la guerre au sein des élites
Brouillon privé
Le magazine britannique The Economist écrit que Vladimir Poutine craint pour sa vie s’il ne parvient pas à mettre fin à la guerre avec un objectif minimal, par exemple la prise du Donbass. Selon le magazine, c’est dans ce contexte qu’il a décidé de passer à l’escalade.
Le magazine britannique The Economist, cité par « Vazhnyye istorii », écrit que Vladimir Poutine craint pour sa vie s’il ne parvient pas à mettre fin à la guerre avec un objectif minimal, par exemple la prise du Donbass. Selon le magazine, c’est précisément pour cette raison qu’après plusieurs semaines il a décidé de passer à l’escalade, et qu’auparavant il avait renforcé sa sécurité par crainte d’un coup d’État.
Le magazine, citant des sondages officiels, affirme que 57 % des Russes ont qualifié la situation dans le pays de « tendue » en raison de la guerre. L’article relie cela aux attaques régulières de drones contre des raffineries de pétrole et des entrepôts de places de marché, ainsi qu’aux blocages massifs d’Internet.
Selon les auteurs, les sentiments sont encore plus sombres parmi les élites. Elles, comme l’écrit The Economist, sont mécontentes de la guerre qui s’éternise et considèrent près de cinq ans d’hostilités comme un échec, quel qu’en soit le résultat, tandis que la poursuite de la guerre sous sa forme actuelle représente une perte de capital politique et de ressources économiques.
Parmi les scénarios possibles d’escalade, le magazine évoque l’envoi forcé au front de 300 à 400 mille personnes, sur le modèle de ce qui se passe dans l’oblast de Penza, ainsi que l’intensification des frappes contre l’Ukraine. Il est également question de sabotages contre des pays de l’OTAN et d’attaques contre des usines en Europe, mais il n’est pas encore question d’une confrontation directe avec l’alliance.
The Economist écrit séparément que la visite à Moscou du directeur de la CIA américaine John Ratcliffe a été interprétée par Poutine comme un signe de faiblesse des États-Unis. Selon le magazine, il a pensé la même chose de la visite plus ancienne en Russie de l’ancien directeur de la CIA américaine William Burns, qui l’avait averti de l’inadmissibilité d’une invasion de l’Ukraine.

